Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L' enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...

Tout récemment, j'ai relu l'Assassin Royal, soit 13 tomes ! Je m'ennuyais pendant le mois d'août, alors lire un tome par jour était plutôt simple ^_^ (13 livres en un mois, tout de suite ça fait augmenter le cota sociologique du nombre de livres lus en une année! si mon prof de socio savait ça huhu)
On m'a déjà demandé ce que pouvait raconter l'auteur en autant de tomes ^^ sans se répéter. Ah ça elle en raconte des choses... Parce que c'est ça le talent de Robin Hobb, son imagination débordante, sa capacité à imbriquer les choses, créer des liens. Parce que non seulement il y a ces 13 tomes, mais il y a un autre cycle, les Aventuriers de la mer (9 tomes), qui est un écho au premier. Il est d'ailleurs conseillé de lire les deux cycles en même temps sinon des choses se révèlent de l'un à l'autre.
C'est un des livres de fantasy qui m'a le plus touché. A ma première lecture du cycle, j'ai même du arrêter de lire en plein milieu tellement je m'impliquais dans l'histoire. L'histoire se passe dans un univers médiéval, sans magie, les personnages parfois atypiques souvent attachants,... On est ici très loin des redites et des clichés que l'on peut retrouver parfois (oh un elfe, oh un nain !). Et l'intrigue est tellement dense. C'est fou le nombre de détails, de liens qu'elle imbrique, et dont l'on retrouve le dénouement plusieurs tomes plus tard. Et elle trouve également le moyen au milieu de tout ça de nous attendrir avec de petits détails qui font sourire ou rêver :  la façon de nommer les gens (avec un adjectif ou un nom de fleur : Patience, Célérité, ...) notamment. L'histoire est rythmée par des joies, et des peines, souvent... on ne peut pas ne pas être touché par tout ce que vit Fitz (il faut dire qu'il lui arrive pas mal de malheurs).
On se sent un peu orphelin une fois la dernière page du dernier livre tournée... Comme des amis qu'on quitterait.  C'est une très bonne saga, à lire et même à relire (on perd souvent des trucs à la première lecture, tellement on est impatient de savoir la suite ^^)