supernaturaliste.jpgUne cité du troisième millénaire : son satellite vieillissant, ses immeubles de plastique et ses émanations toxiques... Dans ce véritable cauchemar, Cosmo, 14 ans n'a jamais connu que l'orphelinat, où les pensionnaires sont utilisés comme cobayes par toutes sortes de laboratoires. Lorsqu'il tente de s'enfuir, il frôle la mort, et fait de curieuses rencontres : une étrange créature invisible qui semble sucer son énergie alors qu'il agonise, et trois personnages surprenants qui viennent de nulle part et l'emmènent avec eux. Car ces créatures qui rôdent, les parasites, seules quelques rares personnes ont la faculté de les voir : les Supernaturalistes. Et Cosmo est maintenant comme eux, un traceur, et il va se retrouver investi d'une mission désespérée... Une mission que les puissants surveillent de très près.

Je vous avait dit que je reviendrais très vite avec Eoin Colfer ! (et j'en ai un autre sous le coude pour très bientôt). Cette fois-ci, il nous emmène dans un univers futuriste très sombre, pesant et glauque. Le décor est vraiment soigné, avec des inventions plutôt originales, qu'elles soient technologiques, ou humaines. Comment ne pas frissonner à la mention des bébés Bartoli, gardant le corps d'un enfant, alors que leur cerveau poursuit un développement normal? Malgré ces idées innovantes, le tout reste très crédible et on s'accroche à cet univers que l'on imagine sans peine, de la surpopulation miséreuse à la violence ordinaire des gangs, comme à l'atmosphère toxique qui remplace un ciel bleu devenu une légende urbaine.

Cosmo rejoint la petite famille composée de trois adolescents : Mona, la garçon manqué spécialiste des bidouillages électroniques, Ditto le bébé Bartoli aux talents de médecin, et Stefan, le chef de bande à la poursuite de sa vengeance... Nos quatre héros luttent dans une course contre le temps et contre les ennuis... Car ils ne sont pas les seuls à être concernés par le destin de ces étranges créatures. Tout s'enchaîne très vite au niveau de l'action, de rebondissements en surprises, on découvrira bien des visages du Mal, qui ne sera parfois pas celui que l'on croit. Malgré quelques ficelles tirées un peu trop facilement, la débrouillardise de ces adolescents est prenante, et leur espoir, touchant. On ne s'attache pas à Cosmo en particulier, mais à toute la bande que l'on apprend à connaître au fur et à mesure, chacun avec un caractère très particulier.

Une atmosphère réussie, une intrigue intense... Une alliance réussie pour une très bonne lecture !