fille_assassin.jpgComme pour le premier tome de ce volume découpé en deux, et donc présentement la seconde partie du roman original (vous avez tout suivi?), je m'abstiendrai de vous mettre le résumé de la quatrième de couverture. Si vous voulez découvrir l'intégralité de l'intrigue avant d'avoir lu une seule ligne de texte, c'est la meilleure chose à faire... En plus de découper honteusement les livres, Pygmalion nous gratifie de résumés qui sont en fait des synopsis. Je vais tacher d'écrire une critique sans spoiler, mais à ce stade de l'histoire, cela devient compliqué !

Dans ce second volume, nous suivons alternativement dans les chapitres les pensées de Fitz et d'Abeille. Force est de constater comme le volume précédent, que Robin Hobb n'a rien perdu de son talent pour ferrer son lecteur, et l'impliquer émotionnellement dans son récit. Dés les premières pages, nous ne pouvons nous empêcher de soupirer devant les cas de conscience et autres prises de décisions arbitraires de l'ancien assassin royal, qui se révèle en plus être un père désastreux. Et nous ne pouvons au contraire que nous attacher au caractère effacé mais volontaire de la petite Abeille, qui ne cesse d'étonner et de questionner par ses talents.

L'intrigue commence enfin à se développer, après la longue introduction qu'a représenté le premier volume. Robin Hobb ne nous livre tout de même pas toutes les ficelles ici. Ce n'est que dans le dernier quart du récit, après de longues descriptions du personnel de Flétry, des caractères difficiles des deux envoyés d'Umbre ou d'achats au marché, que les choses finissent finalement par prendre de l'ampleur. Le nom de la série prend enfin son sens, et nous redécouvrons le Fou, comme si nous ne l'avions jamais quitté...
La fin du roman nous laisse stupéfait, quoique pas vraiment surpris. Mais une chose est sûre, l'auteure aime jouer avec nos nerfs, et l'attente du tome suivant n'en sera que beaucoup plus longue...