kpgwelly.jpg Tout a commencé quand j'ai fait du chantage à ma mère lors d'une visite à la librairie pour acheter un livre en plus des annales de français qu'elle voulait me forcer à prendre ^^. Mon regard a été attiré par les titres de cette série qu'est La ballade Pern... Heureux hasard vu que j'ai tout de suite accroché à l'écriture de cet auteur. Son œuvre est qualifiée de science-fantasy et je me suis rendue compte que c'est un genre qui me plait beaucoup ! Depuis, c'est devenu un de mes auteurs préférés, et je n'ai de cesse de chercher partout ses livres publiés dans la vieille édition Pocket (du fétichisme pur on appelle ça je crois... xD)

Un "petit" résumé (pris sur Elbakin.net) du premier tome et des enjeux de l'ensemble de la série si on peut dire, c'est difficile pour moi de résumer cette série que j'aime tant :
Candidats à la colonisation d'une planète nommée Pern, un groupe d'hommes et de femmes tous volontaires, sélectionnés pour représenter chaque corps de métier utile à l'établissement d'une nouvelle société, quitte la Terre (théâtre de violences et de répressions) pour leur nouveau monde d'accueil, à bord de trois vaisseaux. Après des débuts difficiles, le pari est relevé et la vie sur Pern paraît prometteuse jusqu'à l'apparition d'un organisme destructeur tombé du ciel dénommé les Fils. Les premières chutes sont dévastatrices, mais bientôt des mesures d'urgences permettent d'endiguer la prolifération du mal. A partir du matériau chromosomique des Lézards de Feu, les dragons sont créés par bio-ingénierie pour calciner les Fils en plein ciel avant que ceux-ci ne s'enterrent. Les animaux modifiés sont à la hauteur des espérances et capables de communiquer par télépathie avec leurs maîtres, les Chevaliers-Dragons. Un cataclysme volcanique obligeant les premiers colons à abandonner leur science derrière eux en catastrophe et les siècles passant paisiblement, contribuent à la perte des connaissances dans tous les domaines. Le souvenir de la Terre s'efface un peu plus à chaque génération. Le monde de Pern est maintenant revenu à un mode de vie moyenâgeux. Les seigneurs dirigent des forts où leurs serfs subviennent aux besoins de la population. Les Chevaliers-Dragons sont perçus comme des parasites inutiles par nombres de Seigneurs et les règles de sécurité considérées comme désuètes ne sont plus respectées. C'est dans ce climat chaotique que les chutes des Fils reprennent au grand dam d'une population lascive et de Chevaliers inexpérimentés. Alors le malheur frappe, les animaux et les hommes sont menacés, les forêts détruites, les récoltes réduites à néant, et une épidémie menace. Les Chevaliers-Dragons doivent reprendre du service mais comment s'y prendre devant un ennemi aussi dangereux avec si peu de ressources ?

Le reste de la Ballade raconte les aventures de leurs héritiers des centaines d'années et des siècles plus tard (divisé en cycles, dont mon préféré est celui des Harpistes, j'ai lu chaque tome en une journée), dans un style qui fait beaucoup moins science fiction mais davantage romanesque. Chaque cycle raconte des épisodes de la vie sur Pern, de points de vues différents : les premiers colons, les chevaliers dragons et leur lutte incessante contre la menace des Fils, la découverte des siècles plus tard par les habitants de Pern des vestiges de la vie des premiers colons (ben dis donc, c'est solide une cuillère en plastique ! ^^) Les livres s'emboitent tous parfaitement les uns dans les autres, les voyages dans le temps sont tous calculés et bien imbriqués (pis il en faut de la logique pour pouvoir tout bien faire avec des dragons capables de remonter le temps ^^). Bref, c'est un bonheur à lire et à relire. L'univers est foisonnant et dense, les personnages sont vraiment attachants (celui qui n'a pas pleuré à la fin du diptyque sur l'épidémie est un sans coeur !), et il y a des dragons !! Anne McCaffrey a vraiment su créer un univers, du début à la fin. Loin de nous assommer d'explications et de descriptions, elle nous fait vivre la vie quotidienne des différents habitants de Pern, nous faisant ainsi assimiler petit à petit les différents éléments qui composent cette planète. On s'attache donc petit à petit à ses habitants, avec leurs problèmes, leurs joies et les liens qui régissent cette société.