acommassociation5.jpgSi vous n'avez pas lu toute la série, je vous déconseille de lire la suite !

Alors qu'Ombe et Jasper venaient de se rapprocher et de devenir amis, un énorme choc nous apprend au tournant du début de ce tome. On découvre Jasper à l'hôpital, seul. Ombe est morte. J'ai bien du me marteler cette phrase pendant un moment pendant que je pleurais comme une madeleine pour assimiler la nouvelle. Mais en y réfléchissant (et même si je ne suis absolument pas d'accord, snif) la mort d'Ombe n'aurait pas pu être un plus bel hommage à son auteur, Pierre Bottero. Ce dernier est mort quelques jours après qu'il ait envoyé le manuscrit du 4ème tome à Erik L'Homme. Pierre Bottero n'étant plus là pour donner vie à son personnage, Erik L'Homme a fait un choix... Je pensais qu'il allait rependre le personnage de son ami là où il l'avait laissé, mais finalement sa décision est la plus juste. La réalité rejoint la fiction, et le destin du personnage rejoint celui de son créateur...

Nous retrouvons donc un Jasper endeuillé, prêt à tout pour venger son amie. On le découvre alors beaucoup plus mûr, beaucoup plus sûr de lui. Plus de blagues et de jeux de mots, comme si son insouciance était morte en même temps qu'Ombe. L'ambiance du livre s'en ressent, urgente et désespérée, d’autant plus que l'on est tourmentés comme lui par l'omniprésence d'Ombe. Sa quête pour retrouver l'assassin d'Ombe va également le confronter à de dures réalités. Il va en apprendre beaucoup plus qu'il ne s'y attendait, et découvrir un nouvel aspect de l'Association. Pour l'occasion, on découvre aussi un nouveau point de vue, celui de Rose et de Walter, nous ouvrant des perspectives et nous faisant nous poser des tonnes de questions...

J'ai lu les tomes 4 et 5 coup sur coup. La joie de voir Ombe et Jasper réunis, si proches, est retombée très vite à la lecture de la mort d'Ombe. J'ai passé une soirée très mélancolique, tant les émotions qui m'ont accompagnées pendant ma lecture étaient fortes. Ça faisait longtemps qu'une lecture ne m'avait pas fait cet effet-là. Du coup, je suis encore sous le choc, et j'ai un peu peur de ce que me réserve la suite.