captive.jpgLes habitants de Zile quittent leur communauté, dont les terres empoisonnées compromettaient tout avenir. Gaïa, nommée Matriarche, les guide vers l'Enclave. Mais elle va devoir négocier avec le Protecteur, afin qu'il leur procure un accès à l'eau, indispensable à leur survie. Mais c'est le moindre des problèmes auxquels va être confrontée Gaïa. Car l'Enclave a ses propres problèmes à régler, et le Protecteur a des solutions pour le moins radicales, qui incluent Gaïa, et la mettent en péril, ainsi que ceux qu'elle aime...

Le récit se déroule quelques mois après le deuxième tome, on rentre donc rapidement dans l'intrigue. Comme pour les volumes précédents, l'auteur développe un certain nombre de thèmes intéressants, qui vont servir de fil rouge pour l'intrigue du récit : le partage des ressources, les mères porteuses, un système de santé équitable,... Ils sont développés de façon logique et intéressante. Ils ajoutent une crédibilité et une tension palpable. Mais sinon il ne se passe pour ainsi dire pas grand chose. Certes, il y a du suspens, des rebondissements, mais le seul but de l'intrigue est de nous mener vers la fin de la trilogie. Et celle-ci m'a déçue. On n'y trouve pas de solutions aux problèmes évoqués tout au long du récit, et c'est bien dommage. Elle nous rassure seulement sur le sort des personnages, même si c'est sans happy end, avec une note douce-amère... Mais il nous manque un quelque chose pour y croire, après la tension que nous a fait vivre l'auteur pendant ces trois volumes...

Le personnage de Gaïa tel qu'il est développé dans ce troisième tome m'a également empêché d'apprécier pleinement ma lecture. Je trouvais que son personnage avait grandi et mûri dans le tome précédent, mais elle m'a déçue ici. Elle a régressé, pour redevenir la jeune fille indécise de ses débuts. A travers son statut de Matriarche et les différents problèmes auxquels elle a être confrontée, on se rend compte qu'elle ne sait vraiment pas ce qu'elle veut : elle diffère son engagement auprès de son fiancé, elle surveille ses anciens prétendants dés qu'une femme s'approche d'eux,... Ses décisions pour sa communauté sont souvent aléatoires. Cela souligne bien sûr son côté humain, elle est jeune pour tant de responsabilités, mais elle ne cesse de vouloir faire la donneuse de leçons, et on meurt d'envie de la secouer un peu... Bref, quelques déceptions alors que j'avais commencé à apprécier réellement la série.

Un petit mot pour la fin sur la traduction du titre de ce troisième tome : Captive est bien loin de la signification du Promised, choisi par l'auteur en anglais, c'est assez déroutant, et n'a pas franchement le même sens. Et pendant que j'y suis, maintenant que la série est terminée, je ne comprend toujours pas le choix de l'éditeur pour les couvertures identiques, froides et aseptisées qu'il a fait pour cette série... Mine de rien, ça compte et conditionne nos premières impressions de lecture.

Voir les chroniques des deux premiers tomes : Rebelle, Bannie.