Le rêve du renard

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vendredi 27 janvier 2012

Léviathan – Scott Westerfeld

leviathan.jpgLa vie d’Aleksandar bascule lorsque ses parents, l’archiduc et l’archiduchesse d’Autriche-Hongrie, sont assassinés par des indépendantistes serbes. L’Europe bascule alors dans la guerre. Contraint à fuir pour échapper aux allemands, Alek est entraîné par le comte Volger, à travers l’Autriche pour rejoindre la Suisse - territoire neutre - à bord d’un mécanopode Stürmganger, une machine à deux jambes. De son côté, Deryn Sharp, fille de militaire, tente d’intégrer l’Air Service britannique. Après un accident de parcours lors de son examen d’admission, elle se retrouve à bord du Léviathan, une gigantesque baleine, issue de manipulations génétiques darwinistes. L’aéronef est en route vers Constantinople, avec à bord une mystérieuse cargaison… Les deux adolescents ne se doutent pas que la guerre va les réunir.

L’histoire est menée par Deryn et Aleksandar, dans une alternance de chapitres qui donne une certaine dynamique au texte. On se prend vite d’affection pour Deryn, obligée de se travestir en Dylan, afin de pouvoir assouvir sa passion : voler ! Aleksandar m’a moins emballée, son caractère orgueilleux et empoté, étant moins rafraîchissant que le dynamisme de Deryn. Mais cela sert en réalité l’histoire puisqu’Alek a été surprotégé en raison de son statut princier, il est donc normal qu’il soit aussi exaspérant ^^
Le contexte historique dans lequel se déroule l’histoire est tout de suite reconnaissable (même pour les quiches en histoire comme moi) : la mort de l’archiduc François Ferdinand en 1914 va faire basculer l’Europe dans la guerre, avec le lot d’alliances et mésalliances que cela va entraîner. Tout en respectant les faits historiques, Westerfled va plus loin pour opposer les nations entre elles, puisqu’elles font partie de deux courants de pensées différents. Il y a d’une part les clankers, fervents partisans des machines et de la mécanique, et qui ne jurent que par les mécanopodes et les zeppelins (Allemagne, Autriche). Et d’autre part les darwinistes, ayant découvert l’ADN, qui leur permet de modifier et fabriquer de nouvelles espèces d’animaux en fonction de leurs besoins (Grande-Bretagne, France). J’ai adoré découvrir les créations darwinistes, en particulier l’éco-système qui entoure le Léviathan et dont il a besoin pour survivre : abeilles, chiens renifleurs d’hydrogène, ou encore chauve-souris à fléchettes…. C’est vraiment fascinant et très bien décrit.
De superbes illustrations en noir et blanc, très détaillées au niveau du coup de crayon, donnent une noirceur supplémentaire au texte, mais nous aident également au niveau de la compréhension de l’histoire. On visualise ainsi un peu mieux certaines scènes clés du livre : ce qu’est un Huxley, l’intérieur du Léviathan…
Ca a été une lecture jeunesse très agréable, mais à laquelle il manque un petit quelque chose pour nous emporter réellement dans son univers. Cela tient sans doute au fait que ce livre n’est qu’une introduction au reste de la trilogie. Westerfeld ne fait que nous dresser le tableau historique (contexte politique et diplomatique, opposition entre clankers et darwinistes), et nous présenter les personnages, sans leur donner de réelle profondeur pour l’instant, en particulier pour Alek, qui est bien moins développé que Deryn. Le livre se referme sans que l’on ait la réponse à bon nombre de questions (mais que contiennent ces œufs ??). Le cadre qu’il a construit, est quand même alléchant, on a envie d’en savoir plus sur ces fameuses manipulations génétiques de Darwin, afin de créer les créatures modifiées. C’est ma première incursion dans le Steampunk, et ce que j’en ai découvert m’a vraiment plu. Vivement la suite !

Cette lecture a été effectuée en commun avec les membres du Cercle d’Atuan !

jeudi 26 janvier 2012

Contes de la banlieue lointaine – Shaun Tan

contes.jpgJ’ai du chroniquer ce livre par hasard pour le livret de ma bibliothèque pour une expo, et finalement ça a été un vrai coup de cœur ! Je ne pouvais pas ne pas en parler ! Son tirage est malheureusement épuisé chez l’éditeur (mais comme je le voulais absolument chez moi, j’ai réussi à le trouver chez un libraire en ligne ^_^). Il est classé jeunesse, mais tout le monde peut le lire, sans limite d'âge !

Ce livre a pour fil conducteur les légendes urbaines. Par le biais de petites histoires courtes de quelques pages, on est embarqué dans un univers proche du notre… et pourtant ! Entre mystères quotidiens, coutumes étranges, et objets insolites, nous découvrons un buffle qui donne des conseils, des missiles balistiques faisant office de sapins de Noël, une porte vers un autre lieu dans un grenier, un étudiant étranger pas comme les autres ayant élu domicile dans un placard de cuisine… J’ai vraiment adoré ces petites histoires, à la fois inventives, drôles, poétiques, et extraordinaires. Cela sur fond de magnifiques illustrations, mêlant dessins, découpages et collages, nous faisant voyager entre onirisme et réalité.
J'ai du mal à vous décrire ce livre, tellement il m'a transporté. Chaque histoire est différente, mais elles ont toutes leur charme propre. On passe d'une page à l'autre, avec émerveillement, découvrant ces petites touches qui nous émeuvent, nous font rêver. Et le tout avec un naturel, une poésie, qu'on croirait à ces histoires, si elles se présentaient sous nos yeux !
En lisant ce livre, on se sent tout doucement emporté, loin. Dans une banlieue lointaine. Une banlieue qui pourrait être proche de nous, et à laquelle on aimerait croire...

dimanche 15 janvier 2012

Eon et le douzième dragon - Alison Goodman

eon.jpgAu coeur d'une Chine rêvée, Eon s'entraîne avec d'autres jeunes garçons afin d'être choisi comme apprenti d'un des onze dragons qui protègent le pays et l'empereur. Les Dragons ne sont pas matériels, mais énergétiques, et leur pouvoir est manipulé par un seul homme par dragon. On appelle ces élus les Yeux du dragon. Les servir, c'est acquérir un immense pouvoir. Mais Eon part avec des handicaps. Infirme, il est considéré par beaucoup comme impur pour servir un Dragon. Mais Eon a un terrible secret : son vrai nom est Eona, et c'est une jeune fille de 16 ans. Et dans un monde où les femmes n'ont pas leur place au pouvoir, se déguiser en garçon, c'est jouer à un jeu très dangereux. Plongée malgré elle au coeur d'intrigues et de trahisons qui la dépasse complétement, Eona va devoir lutter pour cacher son identité, aidée en cela par d'étranges amis...

J'ai toujours été attirée par les univers asiatiques, et celui-là ne m'a pas déçue, même s'il n'était pas aussi développé que je l'aurais voulu ^_^. On retrouve une flamboyance, une majesté, empêtrées dans des carcans de règles, un protocole rigide. J'ai beaucoup aimé la Chine que nous dépeint l'auteur dans ce livre. On entre dans une cité merveilleuse où des dragons, associés chacun à un signe du zodiaque, représentent un pouvoir supérieur, presque invincible. De fait, les hommes qui les servent, ont un immense pouvoir entre les mains. Pouvoir qui va bien évidemment brûler les mains d'un de ces hommes. Ce qui donne d'ailleurs une petite incompréhension, puisque l'empereur n'a jamais pensé à se prémunir contre ce pouvoir qui pouvait se retourner contre lui... Et c'est dans ces jeux de pouvoir qu'est impliquée malgré elle Eona. La dualité de sa personnalité Eon/Eona est bien décrite, avec toute la tension que cela engendre. Eon doit continuellement mentir afin de cacher sa véritable nature, qui ne demande qu'à se manifester. La dualité n'est pas présente que chez elle d'ailleurs, mais également dans d'autres personnages, qui vont justement aider notre jeune héroïne dans ses épreuves : une Ombre de lune (un eunuque) et un Contraire (un transsexuel si je ne me trompe pas de terme). L'intrigue est vraiment bien menée, malgré un début un peu lent. Certaines situations un peu inextricable se résolvent parfois un peu vite, mais cela ne nous empêche pas de tourner frénétiquement les pages pour connaître la suite !

Je regrette que la traduction française ait retenu ce titre pour le premier tome de ce diptyque. La version originale était plus sobre et efficace : Eon. Et oui, car le titre français nous donne une indication très importante, et nous enlève une bonne dose du suspens de la scène clé du début du livre. Car forcément, on ne peut que se douter que Eon, lorsqu'il n'est pas choisi par le dragon rat, va avoir une surprise de taille...
Autre petit détail qui m'a ennuyée, mais là c'est du pinaillage ^_^ on compare sur la quatrième de couverture l'univers de ce livre à celui du Clan des Otori, et je ne trouve qu'il n'y a pas du tout ressemblance. Le Clan des Otori se passe dans un Japon médiéval, alors que là nous sommes en Chine. Et les deux civilisations, quoique asiatiques, ont des codes vraiment différents, qu'on ne peut pas comparer (à mon avis).

mercredi 11 janvier 2012

L’exilé, tome 2 : la vaillance de l’exilé – Mercedes Lackey

9782352945109_0-1235169.jpgAprès la mort de son père au cours des guerres tédreles, Selenay se retrouve au pouvoir. Submergée par le chagrin et en prise avec son Conseil la poussant à se marier, la jeune reine est déboussolée et ne sait pas à qui se fier pour confier ses doutes. Aussi, quand un prince du Rethwellan arrive à la cour, son charme et ses manières vont tout de suite la conquérir… De son côté Alberich enquête sur des machinations tramées par un mystérieux haut dignitaire de la cour, et qui vont le mener plus loin qu’il ne le pensait…

Cette série de L’exilé est sensée être centrée sur le personnage d’Alberich, le maître d’armes d’origine karsite. Autant le premier tome (que j'ai lu il y a des mois) nous apprend des choses sur sa personnalité et son origine, autant ce tome est très appuyé sur le personnage de Selenay. La narration est largement partagée entre ces deux personnages. Et je ne m'y attendais pas, mais je me suis vraiment ennuyée pendant ma lecture. Pourtant, j’aime beaucoup les séries de Mercedes Lackey en général, notamment celle du Dernier Héraut-Mage, où l’intrigue est fournie et les personnages ont une certaine consistance. Mais là, je suis vraiment déçue : des dialogues sans saveur, une intrigue qui ne décolle pas, des rebondissements qui tombent à plat, … et quand il se passe enfin quelque chose, dans le dernier tiers du roman, cela se déroule vraiment rapidement, et pour un dénouement vraiment fade. Pourtant j’étais impatiente de découvrir l’origine de la naissance d’Elspeth, la fille de Selenay, mais franchement je trouve ça presque bâclé. Au niveau des personnages, même si j’aime bien Alberich, je trouve que la façon dont la traduction a de le faire parler à la Maître Yoda (à cause de sa maîtrise imparfaite de sa langue d’adoption), n’est pas très judicieuse. Son personnage n’est pas vraiment étoffé, même si une petite amourette va nous attendrir un peu et apporter un peu plus de consistance à son personnage. En ce qui concerne Selenay, elle a presque fini par me sortir par les yeux tellement sa personnalité est fade… Même si d’un certain côté cela joue bien avec l’histoire puisqu’elle est sensée être plutôt naïve et inexpérimentée.
Bref, c’est une lecture plutôt décevante, alourdie davantage par la présence de fautes d’orthographe… Déjà que je m’ennuyais, ça m’a fait bondir ! Autant dans un livre de poche, passe encore, mais quand j’achète un grand format, et qu’en plus c’est une traduction inédite en français, ils auraient pu faire plus d’efforts de relecture… Et pour en rajouter une couche (xD) je n’aime pas franchement les illustrations de couverture de cette série, je préférais de beaucoup celles d’Amandine Labarre, quand la série était encore chez Milady.

dimanche 8 janvier 2012

L’invention d’Hugo Cabret – Brian Selznick

9782747024235_0-463062.jpgParis, 1931. Hugo Cabret, jeune orphelin de 12 ans, vit dans une gare, remontant les horloges de celle-ci, et chapardant pour vivre. Son père lui a laissé comme héritage la passion des rouages et mécaniques en tout genre, ainsi qu’un automate. Cet automate, un automate pouvant écrire, Hugo va tout faire pour le réparer, entretenant ainsi le seul lien qui le rattache à son père. Pour arriver à ses fins, il vole des pièces à un marchand de jouets. Réussissant enfin à le réparer, l’automate va dessiner une image tirée du film le Voyage sur la lune de Georges Méliès…

Tout d’abord, ce livre est un bel ouvrage, un roman en mots et en images. Brian Selznick a su en effet mêler subtilement texte et images en noir et blanc, au doux crayonné (on en voit d'ailleurs un aperçu sur la couverture du livre). La narration s’arrête souvent, laissant les images prendre le relais sur le déroulement de l’histoire. A certains moments clés, on se retrouve même à tourner les pages de façon frénétique, afin de connaître la suite ! L’utilisation de ce procédé, rapproché au sujet du livre, nous fait penser à un film muet en noir et blanc ; impression renforcée par le fait que des images tirées de films de Georges Méliès sont également intercalées au milieu de tout cela. L’histoire est très prenante, on reste suspendu aux progrès d’Hugo dans la réparation de son automate, et dans sa quête de l’identité du marchand de jouets, qui va se révéler bien plus que ce qu’il paraît être…
Quant à l’invention d’Hugo Cabret, il faudra attendre la fin du livre pour la découvrir ! C’est une histoire vraiment sympathique et originale, ode au cinéma, à la création et au rêve.

jeudi 5 janvier 2012

Ulysse Moore, tome 1 : Les clefs du temps - Pierdomenico Baccalario

9782747019248_0-317205.jpgDeux jumeaux de 11 ans, Jason et Julia, emménagent avec leurs parents dans leur nouvelle maison, la villa Argo, en Cornouaille. Le précédent propriétaire, Ulysse Moore, est mort, mais sa présence flotte encore sur la grande et mystérieuse maison. Accompagnés de leur nouvel ami Rick, ils vont se lancer dans l’exploration des nombreuses pièces et recoins, trouvant dans leurs pérégrinations de curieux messages codés… Ils vont également réussir à accéder à une mystérieuse porte dissimulée derrière une armoire, qui cache des destinations inconnues… Et qui est ce jardinier qui les surveille et les protège, resté après la mort de son précédent maître ? Et cette Olivia Newton, qui cherche à tout prix à racheter la maison ?

Le premier tome de cette série pour la jeunesse est très facile à lire, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est rondement mené ! On ne s’ennuie vraiment pas, suivant les enfants dans leur chasse « au trésor » qui va les mener beaucoup plus loin que ce qu’ils pensaient. Même si quelques détails m’ont fait tiquer (les enfants savent parfois des choses que je ne connais pas moi-même (sans fausse modestie hein !), en nous en sortant même la définition avec la précision d’un dictionnaire…) (ils ont 11 ans faut pas déconner quand même), c’est une lecture tout à fait sympathique, joliment illustrée entre les chapitres à la façon d’un carnet d’aventurier, ce qui ne gâche rien. Il y a pour l’instant 8 tomes publiés, j’en lirais un de temps à autre, car ça se lit vite ^_^

lundi 2 janvier 2012

Lectures du mois de décembre

hunger-games3.jpgHunger games, tomes 2&3 - Susan Collins
J’avais une véritable attente de ces deux tomes après avoir terminé le premier. Qu’est-ce que l’auteur allait bien pouvoir développer ? On avait une petite idée bien sûr (je ne vais pas faire de spoiler promis !), mais vu la masse des informations et des évènements du premier tome, je trouvais ça ambitieux. A la lecture du deuxième donc, je ne me suis pas trompée, petite déception. On retrouve toujours la plume fluide, les évènements qui s’enchaînent rapidement, la cruauté des Hunger Games qui continuent d’une façon inattendue… Mais ce tome n’apporte pas quelque chose de majeur à l’histoire, il sert plutôt de transition pour le troisième tome, où là il se passe une vraie révolution, au sens propre comme au sens figuré. Bien que certains évènements aient été assez prévisibles (surtout vers la fin), on n’arrive pas à lâcher ce livre. C’est toujours intensément chargé émotionnellement, on ne peut pas s’empêcher de s’impliquer à fond avec les personnages. Bref, j’avais emprunté les 3 tomes à la bibliothèque, mais je vais me les acheter, cela restera une série que je relirai avec beaucoup de plaisir !
Bon, et maintenant, je veux le film !

imriel.jpgImriel, tomes 1&2 - Jacqueline Carey
J'avais beaucoup aimé Kushiel, la trilogie qui précède celle-ci, j'étais donc pressée de retrouver l'univers de Terre d'Ange. On suit ici Imriel, fils adoptif de Phèdre, l'élue de Kushiel. Mais il est surtout le fils de Mélisande, traître à la couronne de Terre d'Ange. Même s'il est accepté au sein de la maison royale, nombreux sont ceux à la Cour qui doutent de sa loyauté en raison de son ascendance, et souhaiteraient le voir mort. On retrouve Imriel jeune adolescent, alors qu'on l'avait laissé à la fin de la précédente trilogie enfant, tout juste revenu d'esclavage.
Je retrouve toujours avec plaisir ces pavés de 800 pages, assez longs à lire, mais dont on oublie la longueur tant le plume de Jacqueline Carey est agréable et prenante. On retrouve une nouvelle fresque tissée avec soin, avec les fils qui se croisent et se défont, entre intrigues, trahisons et amours. C'est ce dernier côté qui sera davantage présent ici, alors que je préférais davantage le côté plus complexe des complots dans Kushiel. On suit cependant Imriel avec plaisir, suivant ses doutes et ses choix dans son passage à l'âge adulte. Même s'il est agaçant au début et très porté sur l'auto-apitoiement, c'est une lecture très agréable et prenante. Mais il n'y a pas qu'Imriel, on retrouve également une foule de personnages secondaires, toujours autant fouillés sur le plan de la psychologie, auxquels l'on s'attache également. Sur le plan du fond, l'auteur nous refait voyager dans le monde : à Tiberium, nous rappelant l'Italie antique ; en Vralia, une Russie archaïque... Le côté érotique est plus marqué, plus explicite, et les jeux de l'amour plus présents dans le 2ème tome, au point que l'histoire devient très fleur bleue... un peu trop parfois, mais certains passages sont vraiment bien écrits.
Jacqueline Carey a su tisser de nouveaux fils à son univers, nous touchant par la profondeur des sentiments qu'elle insuffle à ses personnages, des sentiments sombres ou lumineux, qui nous poussent à lire chapitre après chapitre sans nous arrêter...
Il me manque le tome 3 à lire, mais la bibliothèque ne l'a pas encore, il va falloir que j'attende pour connaître la fin ^_^

dimanche 1 janvier 2012

Bonnes résolutions !

Bonne résolution pour 2012 : reprendre sérieusement ce blog et rendre compte de mes lectures tous les mois ! Le but derrière cela est surtout d’essayer de m’améliorer dans l’écriture de mes chroniques, essayer de pousser plus loin mes analyses (spa gagné !). Je suis également en train de voir pour utiliser une notation à étoiles, pour que mes avis soient plus clairs. Je travaille également à revoir mes bilans du mois, de façon à faire apparaître également mes lectures que je n’ai pas forcément le temps de chroniquer, car je lis souvent pas mal d’albums au travail, et ça serait dommage de ne pas faire partager mes découvertes !

En tout cas, j’ai commencé l’année en poursuivant mon exploration de la littérature de jeunesse. On y retrouve vraiment des auteurs et des œuvres de qualités, et ça serait vraiment dommage de s’en priver. Et puis ça varie un peu, parce que je deviens vraiment monomanique à ne lire que de la fantasy et de la SF ^_^

Je me suis également inscrite sur le forum Le cercle d’Atuan, qui réunit des obsédés comme moi de littératures de l’Imaginaire, et qui organise notamment tous les mois des lectures communes entre les membres. J’ai mal commencé, puisque j’avais emprunté à la bibliothèque le livre de la lecture commune du mois de décembre, et finalement je n’ai pas eu le temps de le lire xD (d'ailleurs je crois que c'est mal partit pour janvier aussi... huhu). Mais c'est vraiment agréable en tout cas de discuter des mêmes sujets, et de partager la même passion, sans passer pour une dingue (ça me change !).

Bonne année à tous ^_^

jeudi 22 décembre 2011

Le peuple des minuscules - Steve Augarde

minscules.jpgMidge, jeune fille de 12 ans, doit passer l’été chez son oncle à la campagne. Pour cette jeune londonienne, plutôt citadine, la perspective n’est pas très réjouissante, même si la maison ancienne et décrépie trouve un certain charme à ses yeux. Ses vacances vont cependant prendre un tour inattendu, lorsqu’elle découvrira un petit cheval ailé dans une grange, blessé. Choisissant de lui venir en aide, elle va apprendre qu’il fait partie du peuple des Minuscules, qui vit dans la forêt voisine. Hors cette forêt appartient à son oncle, et celui-ci a décidé de la vendre. Elle pourrait donc bien finir rasée… Midge va donc tout faire pour trouver une solution, et essayer de sauver le petit peuple…


En découvrant la magnifique couverture du livre, effet tissu imprimé, dans des tons de blanc, de gris, avec des touches argentées pour rehausser le tout, je m’attendais à mieux (mes premières impressions se fondent très souvent sur les couvertures, il faut que j’arrête ^^). Mais finalement, j’ai eu un peu de mal à arriver au bout de ma lecture. La narration est plutôt classique. On découvre le peuple des minuscules par les yeux de Midge qui va les découvrir dans un premier temps. D’autres chapitres auront pour narrateurs des Minuscules, nous permettant ainsi de mieux les comprendre, dans leur mode de vie et leur façon de penser. Cependant, l’intrigue, même si elle est bien menée, ne m'a pas enthousiasmée, et j’ai trouvé le peuple des Minuscules peu attachant. Heureusement le personnage de Midge est très bien développé. On suit ses peurs et ses doutes, et on la voir évoluer peu à peu. On s’attache également au personnage de l’oncle Brian, délicieusement excentrique et tête en l’air. Des petits détails sont également sympathiques et nous font sourire (les poules sont renommées par Midge "délégation de Rhode Island, les chats sont appellés des "Félix" par le peuple des Minuscules...). Certaines ficelles sont un peu faciles, la fin me laissant légèrement perplexe (c’est une trilogie, les choses doivent sûrement s’éclairer dans les tomes suivants, dont le second doit paraître en début d'année prochaine), mais cela reste une lecture agréable, l'auteur évitant le ton moralisateur sur l'urbanisation et tout ce qui s'ensuit.

mardi 20 décembre 2011

Le chien gardien d’étoiles – Takashi Murakami

le-chien-gardien-d-etoiles-sarbacane.jpg Un manga pour changer ! Mais un manga comme j’aime en lire parfois, dans la lignée des mangas de Jirô Taniguchi, réalistes et touchants. D’ailleurs pour ce livre, ce n’est pas touchant le mot qui conviendrait, mais plutôt poignant. Je ne m’attendais pas à ça en regardant cette couverture joyeuse et gaie, d’un chien au milieu d’un immense champ de tournesols.
L’histoire commence par la découverte, dans un champ de tournesols fanés, d’une voiture abandonnée, dans laquelle se trouvent les corps d’un homme et d’un chien. L’homme est mort depuis plus d’un an, le chien depuis quelques mois seulement. Que leur est-il arrivé ? Comment sont-ils arrivés là ? Et pourquoi les dates de mort sont différentes ?
L’explication arrive après, lorsque l’on suit la vie de l’homme. Un homme qui a tout perdu : famille, travail et santé. Il décide alors de partir, accompagné de son chien, pour un roadtrip où ils vont vivre tous les deux au jour le jour, liés par une amitié sincère. Impossible de ne pas être touché par cette histoire, qui nous prend aux tripes. L’histoire, bien que très triste et même dramatique, est racontée avec poésie (il suffit de voir le titre...), avec des illustrations simples. La lecture est fluide, mais sous-tendue de la lourdeur des évènements…

Un vrai coup de cœur !

dimanche 4 décembre 2011

Lectures du mois de novembre

L'enfant de la prophétie (2 tomes) - Juliet MARILLIER9782841725526.jpg
Après avoir été charmée par Soeur des cygnes, puis par Fils de l'ombre, au tour de L'enfant de la prophétie, derniers tomes de la Trilogie de Septenaigue (oui oui c'est une trilogie, elle a juste été découpée en trois fois deux tomes par les éditions l'Atalante). Je suis toujours autant ravie de découvrir les belles illustrations de couverture de Benjamin Carré, cela sert d'autant plus le livre (surtout moi qui achète souvent les livres d'après leur couverture !), et c'est du plus bel effet dans ma bibliothèque ^_^ On suit ici Fainne, fille de la troisième génération des enfants de Septenaigue. Je n'ai eu aucun mal à rentrer dans l'histoire, retrouvant avec plaisir les descriptions de paysages irlandais beaux et sauvages de Juliet Marillier. J'ai juste eu plus de mal pour m'attacher à Fainne, par rapport à Sorcha ou Liadan, des tomes précédents. Il faut dire que les sentiments, les états d'âmes sont davantage poussés ici, dans la noirceur, dans les concept de bien et de mal. La dualité présente dans la personnalité de Fainne joue aussi là-dedans, même si elle n'est pas due à sa personnalité propre. Mais ce petit jeu auquel elle a dû jouer, même si c'est un aspect très intéressant du livre, ne m'a donné envie de l'aimer (malgré ses états d'âme... elle n'avait qu'à transformer Eamonn en morue et puis c'est tout). Après, c'est mon côté fleur bleue qui parle, j'ai moins aimé sa relation avec Darragh, moins intense et ayant moins de substance que celles qui m'ont émue dans les tomes précédents. Le dénouement est également un peu rapide et prévisible. Bref même si j'ai adoré ma lecture, heureuse de retrouver cet univers celtique et folklorique, toujours aussi captivante au niveau de l'écriture, ce sont les deux tomes que je préfère le moins de la trilogie.

Tobie Lolness - Timothée de FOMBELLE9782070571819FS.gif
Tobie et sa famille font partie du peuple de l'Arbre, un grand chêne qui abrite des centaines de familles. Cette grande communauté, dont les membres ne font que quelques millimètres de hauteur, est persuadée que l'arbre est tout, que rien n'existe en dehors de lui. Le père de Tobie, brillant chercheur, va refuser de livrer le secret de sa dernière découverte scientifique, qui pourrait révolutionner la vie entière de l'arbre. Et si il y avait une vie en dehors de l'arbre? Et si les ressources de l'arbre n'étaient pas inépuisables? Autant de questions dérangeantes qui vont condamner la petite famille à l'exil, chassés des Cîmes vers les tristes Basses branches... Un style poétique et précis, très réaliste, nous entraîne dans une lecture passionnante. Timothée de Flombelle a reconstitué une société très humaine, avec ses travers (parfois un peu clichés) : tyrannie, violence, trahison, haine,... mais toujours avec humour, délicatesse, à travers d'un personnage principal très attachant. Le tout illustré du coup de crayon fin et précis de François Place.

Et une petite lecture faite pour la bibliothèque (on reçoit tous 2/3 mois les nouveautés romans d'une librairie, et on les lit en comité pour s'en faire une idée)

Le jour des baleines - Michael MORPURGOle-jour-des-baleines-michael-morpurgo-9782070631773.gif
A l’aube de la guerre 14-18, sur l’île de Bryher, au large de l’Angleterre, deux enfants vont faire une rencontre. A un bout de l’île vit un homme dit fou et sorcier, appelé l’Homme-Oiseau. Mais Gracie et Daniel, au fil de discussions écrites sur le sable vont en fait découvrir un homme sourd, seul, et enchaîné à un secret. L’île de Samson dont l’Homme-Oiseau est originaire, est victime d’une malédiction. Tous ses habitants sont partis ou morts, le puits est à sec, et personne n’ose y débarquer. Car il y a longtemps, un crime atroce a été perpétré sur l’île, ayant pour cause la cupidité et l’avidité des hommes… (un indice, la réponse est dans le titre !) Une histoire bien menée et très bien contée, qui raconte justement la vie difficile sur une île, et les privations ainsi que la haine que peut engendrer un contexte de guerre.

lundi 14 novembre 2011

Hunger Games - Suzanne Collins

hunger_games.jpgUne société bâtie sur les ruines des Etats-Unis est divisée en 12 districts, plus le Capitole, le centre névralgique du pays, où se concentre toute la richesse. C’est de là que la population est dirigée d’une main de fer, surveillée, soumise à des règles strictes, sans contacts d’un district à un autre, et surtout, tenue par la faim. Chaque année, au moment de la Moisson, les Hunger Games ont lieu. Douze filles et douze garçons, une paire pour chaque district, sont tirés au sort comme tributs afin d’y participer. Le but des Hunger Games ? Faire se battre entre eux ces 24 candidats, pour qu’il n’en reste plus qu’un… Un seul, qui pourra alors rentrer chez lui, mener une vie confortable et faire vivre son district pendant un an. Mais le résultat peut être faussé de plusieurs façons. Certains districts entraînent des enfants spécialement pour ces jeux, leur accordant ainsi des chances supplémentaires dans l’arène. Pour d’autres, le sort peut leur être encore plus défavorable, puisqu’en échange de nourriture, un candidat accepte de faire porter plusieurs fois son nom dans le tirage au sort. C’est le cas de Katniss. Mais lorsque le nom de sa petite sœur est tiré au sort, elle décide de se porter volontaire. Après avoir suivi un entraînement, les 24 candidats vont être lâchés dans une arène naturelle, truffée de pièges, pour plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un… Le tout sur fond de paris et de manipulations, puisqu'en plus de sauver leur peau, il leur faut plaire aux spectateurs et aux dirigeants... Mais entre Katniss et Peeta, l'autre tribut de son district, le jeu de l'amour va s'inviter... Une idylle, ou un calcul? Et qui se soldera comment, lorsque l'on sait qu'il n'y a qu'un seul gagnant?

Alors là, gros coup de cœur. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un livre qui me donne aussi peu envie de le refermer. Et qui donne des frissons en plus. Ah un vrai bonheur !
D’office, j’ai pensé au film Battle Royal que j’ai vu il y a très longtemps (et qui existe aussi en livre). Le système est le même, en moins cruel peut-être ? (sans faire de spoilers, je m’attendais à plus de trahisons que ça, Suzanne Collins n’est pas allée au bout des choses). On retient son souffle à chaque page, entraîné dans l’aventure de Katniss : sursautant en même temps qu’elle, souffrant en même temps qu’elle… Parce que l’auteur a vraiment réussi à nous faire rentrer dans la peau de Katniss. D’abord en nous décrivant sa vie dans son district, de sa survie jour après jour pour manger, pour vivre. Puis en nous faisant vivre son combat dans l’arène, avec ses émotions, et ses réflexions sur la mécanique du jeu, d'une injustice criante.
On ressent ainsi encore plus cruellement toute l’horreur de ce « jeu » de téléréalité, qui est un divertissement pour les plus riches, mais qui est également de moyen de pression sur les populations… Bref, ce livre, a une intrigue très bien menée, servie par une écriture efficace. C'est beau et c'est intense, et ça ne m'arrive pas souvent de ressentir de genre de sensations sur un bouquin !

Maintenant, je n’ai qu’une envie, lire les deux tomes suivants ! Et surtout voir le film adapté du premier tome !!

samedi 29 octobre 2011

Falling autumn

Ah l'automne ! La saison que j'attends le plus, après avoir passé un été caniculaire à pester contre la sueur dégoulinant dans mon cou (oui c'est très romantique n'est-ce pas?).
Même sans cela, l'arrivée de cette charmante saison me réjouirait quand même. L'arrivée des potirons ou autres cucurbitacées sur les marchés, le bruit du vent et de la pluie sur les vitres, la pénombre auréolée de bougies, le thé qui infuse, les soirées passées à bouquiner sous un plaid en écoutant de la musique irlandaise, les arbres qui changent de couleur, le travail de la laine pour crocheter écharpes et autres petites choses douces et moelleuses... et j'en passe ! Tous ces détails m'émeuvent toujours, et réconfortent mon coeur de la flambée de ma facture de chauffage (hé oui...). Ce sont autant de choses qui me ramènent à mon enfance, lorsque insouciante, je me laissais porter par la vie, me préoccupant seulement des remontrances de ma mère su l'état des vitres après une séances de dessins sur buée. Aujourd'hui, je cherche le réconfort dans ces petites choses pour me consoler des petits malheurs de la vie (à grand renfort de muffins aux myrtilles).
C'est fou comme un simple environnement, de petits gestes quotidiens, transformés, peuvent changer notre façon de penser, notre façon d'agir et notre humeur. Prendre son temps, prendre soin de soi, cela fait beaucoup de bien parfois...

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lundi 3 octobre 2011

Neil Gaiman dans tous ses états

Attention article à rallonge !

J’ai récemment terminé deux livres de Neil Gaiman, ce qui m’a donné envie de faire un article reprenant toutes mes lectures de ce merveilleux auteur, dont plusieurs qui datent d’il y a plusieurs mois et dont je n’ai pas pris le temps de faire de petit article…

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samedi 1 octobre 2011

Hannah Willow

Je voulais vous faire partager mon dernier coup de cœur, une artiste que j'aime beaucoup ! Elle crée des bijoux magnifiques et en plus peint merveilleusement... Il y a des gens talentueux, c'est assez incroyable. Je suis vraiment admirative de son travail de l'argent, tout en poésie, mêlant l'amour du folklore et de la nature. Si jamais vous ne savez pas quoi m'offrir pour Noël... ^_^

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Retrouvez son travail sur sa page facebook ou son site web (pour les commandes, il faut lui envoyer un message, elle n'a pas de boutique)

dimanche 18 septembre 2011

Des chats et des hiboux !

Je continue mon exploration de la littérature de jeunesse, avec deux livres à thème animalier !

Guerre des clansLa guerre des clans : retour à l'état sauvage - Erin Hunter

Depuis des générations, fidèles aux lois de leurs ancêtres, quatre clans de chats sauvages se partagent la forêt. Mais le Clan du Tonnerre court un grave danger, et les sinistres guerriers de l'Ombre sont de plus en plus puissants. En s'aventurant un jour dans les bois, Rusty, petit chat domestique, est loin de se douter qu'il deviendra bientôt le plus valeureux des guerriers...

C’est une série clairement pour les enfants, mais l’histoire est prenante, donc on s’en fiche ^^. On s’attache très vite aux personnages principaux (enfin, aux chats principaux ?), et on a hâte de connaître la suite… Les chats sont assez « humanisés » mais pas trop, nous faisant découvrir la vie d’un « clan » au quotidien, et intégrant véritablement le lecteur dans la vie des ces chats sauvages. L’histoire met en scène des situations d’exclusion, de loyauté, de courage, l’ambition… sur fond de complots et d’amitié, ce qui est classique mais plaît toujours aux jeunes lecteurs et rend la lecture très « empathique ». Le tout reste très simple, les péripéties assez classiques et prévisibles (bien sûr qu’on veut que ce soit le gentil qui gagne !), mais cela reste une lecture agréable les évènements s’enchaînant vite, sans passage à vide ni longueur. Une fois le livre fermé, on se sent rêver en regardant son propre chat domestique, et en l’imaginant en chat sauvage…

gahooleL'enlèvement (Les gardiens de Ga’Hoole, tome 1) - Kathryn Lasky

Dans la Forêt de Tyto, royaume des chouettes effraies, Soren, la plus brave des jeunes chouettes, coule une enfance paisible dans le sapin creux qu'il occupe avec sa famille et leur serpent domestique Mme P. Mais, les kidnappings d'oeufs et de poussins font rage dans la région, et Soren est enlevé à son tour, alors qu'il ne sait même pas encore voler. Il est emmené à la pension Saint-AEgolius, un orphelinat perdu au fond d'un canyon aride. Sous la direction de l'effroyable Crocus, des oisillons venus de tous les royaumes y subissent un enseignement étrange : on apprend aux oiseaux nocturnes à dormir la nuit, à disséquer leurs pelotes, on oblige même les jeunes mâles à couver les oeufs ! Soren et sa meilleure amie Gylfie, une minuscule chevêchette elfe, n'ont qu'une envie : s'échapper de cet endroit sordide afin de révéler au monde des chouettes et des hiboux ce que trame Crocus. Mais pour cela, encore leur faut-il apprendre à voler…

Allez je poursuis : après les chats, voici les hiboux et les chouettes ! Autre série destinée aux enfants, mais que les adultes peuvent lire aussi ! Après un début très calme, ce premier tome de la série aborde des thèmes très sombres : l’enlèvement, l’endoctrinement, la manipulation,… Ils sont traités habilement, sans tomber dans le cliché, et de façon originale et humoristique (les bébés chouettes, pour être manipulés subissent un « déboulunage », c'est-à-dire qu’ils sont exposés aux rayons de la lune). Les petits héros sont très attachants, et on se prend très vite dans l’histoire. C'est clairement un cran au dessus de la Guerre des clans, c'est beaucoup plus travaillé tant sur le plan de la documentation (connaissances poussées au niveau physique et comportemental) que sur l'histoire Je vais lire la suite, c'est sûr ! ^_^
Et petit détail qui a son importance, les couvertures des livres (édition Pocket jeunesse) sont vraiment superbes !

dimanche 17 juillet 2011

Lectures du mois de juin

Comme je n'ai pas le courage de faire une chronique détaillée pour chaque livre lu, je vais essayer de faire tous les mois un petit récap' avec un avis succint. Ce qui ne m'empêchera pas de faire une note plus détaillée pour certains bouquins, quand l'envie me prendra ^_^

Téméraire - Naomi NOVIK
Quand le Reliant capture une frégate française avec sa cargaison, un œuf de dragon rare, le capitaine Will Laurence sait que sa vie entière va basculer. Nommé pilote du dragon Téméraire dans les Aerial Corps, il apprend peu à peu à connaître cette créature intelligente dont l'amitié indéfectible lui sera précieuse. Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres dragons pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Will et Téméraire doivent se préparer sans tarder à subir leur baptême du feu...
Je retrouve enfin avec ce livre le plaisir de côtoyer des dragons, depuis les livres d'Anne McCaffrey. L'auteur pousse la description des dragons, et c'est bien agréable de les voir autrement que comme des lézards volants bons qu'à garder des trésors. Et en plus y'a des races différentes! On s'attache tout de suite aux dragons, un peu moins vite au personnage principal, un peu guindé au début, mais l'amitié réciproque entre Téméraire et lui est vraiment touchante. Le contexte historique (les guerres napoléoniennes) est vraiment intéressant, même si ça fait bizarre en tant que français de lire le point de vue haineux de l'Angleterre à l'encontre de Bonaparte ^^. Bref j'ai adoré, c'est simple, fluide, bien construit, un vrai divertissement.

Dons - Ursula LE GUIN
Dans les collines des Entre-Terres vit un peuple de sorciers capables de miracles. D'un mot, d'un geste, ils allument un foyer, convoquent un animal, guérissent une blessure. Mais ils savent aussi mutiler, corrompre, asservir et tuer. Isolées dans leurs domaines, les familles de ces contrées vivent dans la crainte les unes des autres... Dons est l'histoire d'Orrec; son héritage est le pouvoir de détruire. Quelle place trouvera-t-il dans ce monde cruel sans laisser sa naissance en décider pour lui ?
Je suis toujours plus ou moins déstabilisée par les livres d'Ursula Le Guin... Le début du livre n'a rien fait pour me faire changer d'idée ^^. Elle nous met devant le fait accompli, nous laissant nous dépatouiller dans les méandres d'une histoire, la suite étant en fait un long flash-back revenant sur ce fameux début... L'histoire en elle-même est simple, même si l'idée de ces familles possédant un don distinct les faisant vivre est intéressant. Mais ce livre ne l'a pas transportée. On suit les états d'âme d'un adolescent, confronté à son don, aux notions de bien et de mal. Bref, c'est intéressant, mais pas captivant.

Lavinia - Ursula LE GUIN
Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d’être donnée, d’être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L’homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre
Comme je le disais plus haut, Ursula Le Guin, est vraiment un auteur étonnant, vraiment à part dans la littérature de l'imaginaire. Ici, elle retrace l'histoire de Lavinia, que Virgile à tout juste citée dans l'Enéide. L'auteur prend donc la liberté de retracer ici son histoire, en réparant l'erreur du poète. Elle nous raconte l'histoire, ou plutôt Lavinia va plutôt raconter sa propre histoire, celle d'une femme complexe. Malgré cette histoire vraiment étonnante, c'est le cadre de l'histoire qui m'a le plus marqué. On est dans une Antiquité, avant la création de Rome, où l'on honore les Dieux, où l'on devine une civilisation en train de se construire. Le tout rythmé par une plume poétique mais vraiment particulière, faisant planer sur le roman une atmosphère souvent lourde, pesante du poids de l'histoire en train de s'écrire. Je ne sais pas trop quoi penser de ce livre en définitive, le style de l'auteur change du tout au tout par rapport à Dons par exemple, ce qui montre vraiment son talent de s'investir dans ses histoires...

Dragons et serpents - Robin HOBB
Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons, sous la supervision de la dragonne Tintaglia, pour en émerger à leur tour transformés en dragons et assurer la pérennité de leur race. Mais, trop vieux, trop affaiblis, ils ne donnent que des créatures difformes, inachevées, incapables de survivre seules sans l’aide des humains, qu’ils mettent tant à contribution pour les nourrir que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser...
Nouvelle série de Robin Hobb, se passant dans le même univers que l'Assassin Royal et les Aventuriers de la mer, quelques années après. Le début semble prometteur, c'est un plaisir de retrouver un univers familier, même si on ne s'attache pas tant que ça aux personnages principaux, pourtant bien développés. Mais le style comme d'habitude est fluide, le déroulement de l'histoire donne toujours envie de tourner frénétiquement les pages pour en savoir plus (malgré quelques longueurs au début). J'attends les prochains tomes avec impatience ! Elle nous distille petit à petit encore des morceaux de l'histoire des Anciens, je veux en savoir plus !

Le chagrin du roi mort - Jean-Claude MOURLEVAT
C'est une petite île froide, quelque part dans le nord. Le vieux roi est mort. Son corps repose sur un lit de pierre, sur la Grand-Place. Il neige. Il sera question de séparation, de guerre, de trois ciels différents, d'un premier amour. Il y aura une prophétie, des êtres qui se perdent dans l'immensité, une sorcière qui mange des têtes de rat...
Avec ce livre j'essaie de rattraper mon retard en classiques de littérature jeunesse. Et j'ai rudement bien fait, je serais passée à côté d'un joyau ! C'est merveilleusement bien écrit. L'histoire est passionnante, l'auteur aborde de nombreux sujets (l'amour, l'amitié, la guerre...) avec beaucoup de justesse. Mon coeur s'est serré à de nombreuses reprises au cours du livre tellement certains passages sont poignants. Et que dire des personnages, simples mais construits, qu'ils semblent réels, sans oublier le personnage de Brit, vraiment décapant ! Et les descriptions de paysages, on a souvent l'impression d'être sous la neige, dans le froid et le silence, nous plongeant un peu plus dans cet univers. Bref, à lire ! Et moi, je cours rattraper encore plus vite mon retard ^_^

mercredi 18 mai 2011

Un talisman venu du froid

Voici un talisman à suspendre, réalisé grâce à une merveilleuse oeuvre miniature d'Amandine Labarre ! ^_^ ce petit cabochon peint n'est-il pas adorable et d'une exquise délicatesse? Merci beaucoup à elle pour ce somptueux cadeau, qui me donne plein d'autres idées en prime !

Je me suis inspirée de ce petit renard et de ce qu'il m'inspirait pour créer ce talisman... J'ai hésité assez longtemps avant de savoir quoi faire pour le mettre en valeur ! Et au final, un peu de fibre végétale, des pierres aux douces couleurs boréales et une petite plume... voici un petit isatis endormi dans son nid, dans une aura crépitante de glace, rêvant sous les étoiles...

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Plus d'images ici !

mercredi 11 mai 2011

Le nom du vent - Patrick Rothfuss

livres-the-name-of-the-wind-141-1.jpg ''Mon nom est Kvothe. J’ai aussi porté le nom de Shadicar, de Doigts légers et de Six Cordes. On m’a aussi appelé Celui qui ne saigne pas, l’Arcaniste et le Tueur de Roi. Tous ces noms-là, je les ai gagnés. Je les ai mérités et j’ai payé pour chacun d’entre eux. J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’oserait même évoquer. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui tirent les larmes aux ménestrels. Vous avez dû entendre parler de moi.''

Ce récit, raconté par Kvothe lui-même, raconte sa jeunesse dans une troupe de baladins, son apprentissage de la magie (une magie différente que celle que l'on a l'habitude de voir dans les romans de fantasy, ça change agréablement !) (bon y'a un dragon quand même...), sa vie noire d'orphelin, puis son pari fou d'être accepté dans une prestigieuse académie de magie... Une enfance qui laisse présager un destin pas comme les autres. Il faut dire que les évènements cités en 4ème de couverture sont alléchants, mais il n'en sera pas question dans ce tome, ce qui est très frustrant. Ça ajoute une dimension mystérieuse au récit, on se prend à disséquer chaque acte et chaque pensée de Kvothe pour trouver des détails qui pourraient faire de lui cet homme décrit par le résumé. Il faut dire que Patrick Rothfuss a également choisi de faire raconter l'histoire par Kvothe lui-même, mais bien après ces évènements cités, quand il sera devenu un jeune aubergiste fatigué...Un mystère, encore !
Niveau narration, c'est très fluide et superbement raconté. Les personnages sonnent juste et l'univers qu'il nous décrit également. Tout est très travaillé, à la virgule près. La mythologie, la magie, l'artisanat... tout est suffisamment familier pour nous sembler crédible, mais étrange pour nous dépayser...
Enfin, il y a quand même un truc qui m'a chiffonnée dans le récit. Kvothe est très intelligent. Mais comment un mec aussi intelligent peut-il s'attirer autant d'ennuis? Et être aussi désagréable? C'est vrai que ça change des héros gentils-intelligents-sages etc. Mais je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir envie de la baffer plus d'une fois au cours du récit... (ce qui ne m'était pas arrivé depuis Fitz dans l'Assassin royal...)
Toujours est-il que j'attends la suite de pied ferme ! Patrick Rothfuss a su instiller bien assez de mystères pour nous donner envie de nous raccrocher au livre, tournant frénétiquement les 800 pages pour connaître le fin mot de l'histoire, entre légendes et vérités.

vendredi 15 avril 2011

Capitaine crochet

Je crois que je n'avais encore jamais parlé de mon addiction pour le crochet. Bon je me rattrape alors ! Capitaine crochet, c'est moi ! xD (vous êtes déçus par rapport au titre hein? ^^)
J'ai commencé à faire du crochet il y a 3 ans environ. C'était l'été, je m'ennuyais après m'être refait la saga de l'Assassin royal en entier en un mois. Après quelques tutoriels vidéos sur Internet, beaucoup de râlage, de nœuds, et de crampes, je me suis mise à mon premier modèle : un châle. J'ai toujours eu une fascination pour les châles : c'est beau, c'est long, et on s'emmitoufle douillettement dedans quand il fait froid (aussi valable pour les écharpes, j'adoooore les écharpes !). Je ne vous cacherais pas que ce premier essai fut passablement moche et immettable (depuis, il moisit dans le fin fond de mon armoire, sous une montagne de pulls), mais j'ai passé le cap avec un peu pratique ! J'ai surtout dû travailler sur ma concentration et mon esprit réfractaire à tous calculs de chiffres, parce que suivre un modèle de crochet, c'est beaucoup de noeuds au cerveau et d'incessants recomptages de mailles... (il n'y a que maille qui m'aille !) (oui je sais...). Un oubli de maille, ou une erreur, et c'est tout un bout qu'il faut défaire et recommencer...
J'ai eu quelques passages à vide, où n'ayant pas le temps de faire du crochet, je n'en faisais plus pendant des mois. Il faut dire que parfois, entre lire et faire du crochet, il faut choisir. On ne peut pas faire les deux à la fois... choix cornélien ! (regarder plein de séries et de dvd par contre, c'est bien ! on peut faire les deux en même temps !). Bon après, j'en vois d'ici dire : "oh le truc de grand-mère !", ce que n'a pas manqué de faire mon cher et tendre... Ben nan ! Je ne vois pas ce que ça a de vieillot de vouloir faire ses propres vêtements soi-même, et en plus d'y prendre du plaisir. Parce que le crochet, si j'y suis accro, c'est que c'est une activité très relaxante. En dehors du fait de compter les mailles (ce qui n'est pas spécialement relaxant...), faire couler la laine entre ses doigts, faire glisser le crochet entre les mailles, ça a quelque chose de très contemplatif, de serein. Et après tant d'efforts, quand on voit le résultat, on ne peut que se sentir fier du travail accompli ^_^
Aujourd'hui, je maîtrise à peu près, et c'est un vrai plaisir (quand on dépasse le stade de la frustration primaire de n'arriver à rien, ça va mieux xD). Aujourd'hui, j'en suis à 3 châles pour moi (2 châles pour ma famille, et un 3ème en cours...), 2 écharpes et un boléro totalement improvisé sans patron (ce qui franchement, connaissant mon sens logique, était vraiment une opération suicide xD le pauvre attend, fini, pas totalement catholique dans la forme -hem- dans un coin que je lui trouve des boutons...). Et j'ai un autre gros châle en cours de crochetage !

Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer mon chouchou : un Crescent moon shawl. Comme son nom l'indique, c'est un châle en croissant de lune, ce qui fait qu'on peut l'enrouler autour de son cou. Il a une bordure de petits trèfles, et j'adore la couleur de la laine, un dégradé de bleu et de marron.

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Et voici le châle en cours ! Une grande chose moelleuse dans une laine dégradée de violet avec une touche de vert (qui est d'ailleurs une pelote géante !)

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